Et si tu ne m'avais jamais envoyé de message, ou si tu m'avais parlé un mauvais jour, ou si comme la plupart du temps je n'avais pas répondu, si nous n'étions pas insomniaques, si nous n'étions pas devenu si vite complices, si nous ne nous étions pas lâchés, si tu n'avais pas persisté pour nous, si je n'étais pas revenue, si nous n'étions pas allés trop loin au mauvais moment, si nous n'avions pas vécu cette période difficile, si nous ne l'avions pas surpassé, si nous nous étions arrêté de nous parler pour faire plaisir aux autres, si nous ne disputions pas, si ça avait été possible qu'on se passe l'un de l'autre, si nous ne nous étions pas rendu compte deux ans plus tard que certains proches avaient raison depuis longtemps à notre sujet, si nous n'avions pas vécu ces nuits fortes en émotions... En serions nous là ? Il parait que je fais un sourire ridicule quand tu me parles, qui veut dire beaucoup de choses. Il exprime peut-être ce que tu représentes pour moi. Je dirais euh... mon Amour. ça parait normal que je te définisse avec ce mot vu notre "statut", mais même à dix sept ans, je sais que c'est beaucoup plus. C'est pas un amour comme ça, pas le mot que les gens se disent par habitude, pas les paroles en l'air de deux petits cons qui ne réalisent pas. Ce n'est pas l'amour agréable qui passe bien, il fait mal. Il est véritable. Parfois je me déteste de t'aimer autant. Je me déteste de pas dormir si l'on se dispute, et je me déteste car je sais que tu ne dors pas non plus. Mais en même temps, je ne peux pas me passer de nous. Amis. Amours. Potes. Ennemis. On voulait toi à moi et moi à toi. On a eu raison non? même si c'est à peine gérable tellement les sentiments sont excessifs, autant l'énervement que l'affection, on est intouchables. Promis. Je t'écris car un jour un petit garçon m'a dit qu'il fallait écrire. Je t'écris pour que tu n'oublies pas que nous c'est pas comme les autres. A cette enveloppe magique que j'ai reçue lundi... à ce que je vais en faire pour toi et moi.
Je t'aime



